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Bienvenue sur le site des Châamba d’Algérie

Je m’appelle Mahmoud Ibn Ali ibn Mohammed Al-Bechaa, fils de la grande tribu des Chaamba, ceci est le site réservé à ma tribu et à l’histoire des miens.

Les Châamba, sont une grande tribu arabe des Banou Soulaym, basée essentiellement dans le nord du Sahara Algérien : Metlili, El Meni’a, Ouargla, El-Oued et le Grand Erg Occidental (Beni Abbes et Timimoun).

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Nos origines anciennes sont donc les Banou Soulaym, tribu du Nejd en Arabie. Nos ancêtres sont essentiellement connus, historiquement, pour le rôle essentiel qu’ils ont joué lors du serment d’allégeance prêté à notre Prophète Mohammad (Paix, Salut et Bénédiction d’Allah sur lui) en 629 et en participant à la prise de la Mecque.

Comment est-on arrivé en Afrique du Nord ?

Après notre soutien aux Beni Oumaya’h (Omeyyades) nous nous sommes alliés au calife Fatimide Ibn Zoubayr et c’est en passant par l’Égypte, au Ve siècle que nous nous sommes établis en Afrique du Nord. C’est semble t-il sous notre influence que le Nomadisme s’est répandu, dans des contrées où l’Agriculture était largement diffusée.

Mon père me raconte que notre ancêtre, Chouaïb Ibn Khouzaym, s’était installé dans le sud de la Libye, dans le pays de Fezzan, à Sebha plus exactement, où parait-il, la tombe de ce patriarche est encore présente. Le nom “Chaamba” serait d’ailleurs un dérivé de “Chouaïb”, ce qui “Châamba” signifierait : “Enfants de Chouaïb”. Donc, pour nous, les Châamba, dont le patriarche était installé en Libye, à Sebha, c’est peut-être au Ve ou VIe siècle que nous sommes arrivée sur le sol Africain, avec les première vagues de conquérants musulmans.

Le mode de vie

Une partie des Châamba est connue pour être de vrais bédouins. Ils vivent en tant que bergers nomades. Une autre partie a adopté l’agriculture et ils sont connus comme des fellahs (agriculteurs). Les fellahs mènent une vie plus stable sur les orées du désert. En revanche, les Bédouins  se déplacent dans le désert pendant les saisons des pluies d’hiver et de retour à l’orée du désert au cours des étés chauds et secs.

La plupart des Bédouins Chaamba sont du type fellahs et vivent dans les régions fertiles en bordure du désert. Ils parlent Badawi, ou plus communément, le patois des Arabes bédouins. Notre langage comporte encore des traces très marquées du patois des arabes de la Mecque avec des mots que l’on retrouve encore dans les expressions des mecquois, surtout en ce qui concerne le jargon qui traite de l’élevage des dromadaires.

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En général, les Châamba Bédouins ont une existence relativement rigoureuse. C’était d’ailleurs la vie que menaient mes grands parents. Ils vivaient au rythme des déplacements de l’hiver et de l’été, parcourant le désert avec près de 150 têtes de dromadaires, ainsi que des moutons et des chèvres. Mes grands parents possédaient également des palmiers producteurs de dattes. Mon père était, quant à lui, un chasseur d’antilopes réputé pour sa gâchette précise. Il lui arrivait également de chasser des lièvres, dans cette contrée aride du Souf Algérien qui de nos jours s’est grandement appauvrie en faune animale suite à la chasse intensive et au commerce de peau. Mon grand-père vivait essentiellement du troc sur le marché de la ville où il échangeait sa production de dattes contre des produits de première nécessité.

Vivant au gré des saisons estivales et hivernales, mes grands parents se déplaçaient avec leur troupeau, choisissant, avec une grande partie de la tribu Châamba du Souf Algérien de s’établir non loin de “Bir Al ‘Arbi” (le puits d’Al ‘Arbi) durant l’été pour profiter avec le bétail de la proximité d’un point d’eau qu’un Châambi du nom de “El ‘Arbi Belhadj” avait fait creuser.

Les Tribus

Les deux principales tribus sont les Achèche et les Messaâba, dont les origines seraient celle de  nomades des Ouled Adouane et des Troud.

Les Achèches regroupent différentes tribus : les Ouled Djamaâ, les Ouled Ahmed et les Ferdjanes auxquels se sont ajoutés les Rebaïa et les Guéttatias qui ne sont pas d’origine Troud mais qui, comme eux, sont venus de la Tripolitaine (de la Libye).

Les Messaabas,  comprennent les Chebabtas ou Daharas et les Azezlas auxquels se sont joints les Châambas, les Ouled Amrane et les Ouled Ghédeîr (la famille de mes parents, ma mère étant une Ghédeîr-Amar).